Qui est Jessica Newman ?

Fondatrice et directrice exécutive de JustWorld International, elle a commencé à travailler dans le secteur associatif en 1999 et a fondé JustWorld en 2003. Son expérience humanitaire compte l’établissement de la branche Honduras du Programme Trickle Up ; la participation active au programme Amis du Monde, Experiential Education au Costa Rica et au Nicaragua ; le bénévolat au « Centre de crise » pour les enfants de la rue à Casa Alianza, Honduras; et elle collabore à la promotion des politiques à Oxfam America. Jessica est titulaire d’un BA en affaires internationales de l’Université américaine de Paris.

Pourquoi avez-vous créé JustWorld ?

J’étais cavalière internationale de saut d’obstacles. Mais j’avais la sensation que quelque chose manquait à ma vie. À 22 ans, j’avais déjà atteint mes objectifs en tant que cavalière et j’ai ressenti le besoin de faire quelque chose de plus significatif. J’ai donc arrêté l’équitation pour m’inscrire comme bénévole dans une association avec laquelle je suis partie au Honduras.

C’était la première fois de ma vie que j’étais confrontée à la grande pauvreté. Jusqu’alors, j’alternais entre les concours et les séjours à Deauville, à Wellington ou à New York. Je n’étais pas du tout consciente de la vie que mènent de très nombreuses personnes. Bien sûr, comme tout le monde, j’en avais entendu parler. Mais on ne sait pas réellement comment survivent les populations qui ne disposent pas des éléments de première nécessité comme de la nourriture, des vêtements et d’un toit, avant de l‘avoir vu de ses propres yeux. Ce voyage m’a vraiment touchée et changée. Surtout le fait de voir des enfants vivant dans la rue ou sur des décharges. À ce moment, j’ai réalisé que je devais faire quelque chose pour les aider.

C’est pourquoi quelques années plus tard, consciente de ce que je voulais accomplir, j’ai décidé de fonder JustWorld. J’ai voulu impliquer les cavaliers en leur donnant la possibilité de prendre part à des actions humanitaires. Le monde équestre est parmi les plus influents mais les cavaliers ne sont pas toujours en mesure de participer à des actions caritatives car ils consacrent beaucoup d’énergie et de temps à la compétition. Mais ils savent être généreux !

En impliquant ces cavaliers lorsqu’ils sont encore jeunes, on en fait des adultes responsables et qui peuvent aider à changer le monde.

Comment les choisissez-vous les associations locales à soutenir ? 

Notre premier critère est qu’elles n’aient pas d’affiliation religieuse ou politique. Nous recherchons des associations suffisamment petites pour que notre partenariat leur soit utile, mais également bien implantées avec des résultats déjà visibles.

Au Cambodge, par exemple, c’est ainsi que le programme de distribution de riz a commencé. Les parents étaient réticents à envoyer leurs enfants à l’école dans la mesure où cela engendrait une perte de revenus alors qu’ils avaient déjà du mal à nourrir leur famille … Ce cercle vicieux limite l’accès à l’éducation, génération après génération.

C’est ce problème majeur qui a donné l’idée à la directrice de PIO, Phymean Noun, de dire : « Et si on offrait un sac de cinq kilos de riz en compensation à la fin du mois à condition que l’enfant soit assidu ? Et ça a marché ! Je vois concrètement ce que nous apportons. Ces enfants seraient encore dans une décharge ou dans la rue si nous n’avions pas agi. »

À l’heure qu’il est, la première génération a terminé son cursus à PIO et certains jeunes vont aujourd’hui à l’université.

Comment imaginez-vous l’avenir 

JustWorld est en pleine expansion et passe du statut de petite association à celui de grande association. C’est la chenille qui devient papillon. Lorsque je vois de jeunes enfants participer à nos projets, avec leurs parents bien évidemment, et que je les vois réellement évoluer cela me fait vraiment plaisir car cela signifie que cette génération devient socialement responsable. Et le plus beau est que si nous amenons une nouvelle génération de personnes influentes à être aussi engagée que le sont Longines et d’autres partenaires, nous serons vraiment en mesure de rendre le monde meilleur …

Je pense que de nombreuses personnes ne réalisent pas qu’on est plus heureux quand on agit pour le bien des autres et que cette connaissance doit prendre racine dans la société.

 

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