L’association

JustWorld International

JustWorld International est une organisation humanitaire enregistrée aux Etats Unis sous 501(c)3, comme une association loi 1901 à but non lucratif en France, et peut recevoir des dons à travers la Fondation Philanthropia – Lombard Odier, fondation abritante reconnue d’utilité publique en Suisse. JustWorld International n’a aucune affiliation politique ou religieuse.

Association exonérée des impôts commerciaux – TVA non applicable, art. 293 B du CGI

Notre vision

Mission

JustWorld International se consacre à briser le cycle de la pauvreté en finançant des organismes locaux dans le monde pour aider les enfants à prospérer.

Vision

JustWorld croit au développement de projets durables culturellement sensibles, ciblant les communautés dans lesquelles les organisations locales ont évolué pour aider les enfants qui tombent souvent au-delà de la portée des programmes humanitaires et gouvernementaux de grande échelle.

Des études montrent que l’éducation dans le monde entier est une des clés pour briser le cycle de la pauvreté. Par conséquent, nous concentrons nos efforts là où l’enseignement public est limité ou inaccessible, menaçant les chances de nombreux enfants pour une vie productive.

Sachant que les communautés pauvres ont besoin de nourrir et d’habiller leurs enfants afin de les préparer pour l’école, JustWorld et ses partenaires offrent également des repas, de l’eau potable et d’autres aides qui répondent à certains des besoins immédiats de ces enfants. Des programmes de soins de santé et de leadership et développement culturel visent à fournir une approche holistique pour contribuer à leur autonomie.

Inspiration

Ci-dessous l’histoire de Jessica Newman, l’inspiration pour notre organisation.

Pourquoi avez-vous créé JustWorld?

J’étais cavalière internationale de saut d’obstacles. Mais j’avais la sensation que quelque chose manquait à ma vie. À 22 ans. J’avais déjà atteint mes objectifs en tant que cavalière et j’ai ressenti le besoin de faire quelque chose de plus significatif. J’ai donc arrêté l’équitation pour m’inscrire comme bénévole dans une association avec laquelle je suis partie au Honduras. C’était la première fois de ma vie que j’étais confrontée à la pauvreté. Jusqu’alors, j’alternais entre les concours et les séjours à Deauville. à Wellington ou à New York. Je n’étais pas du tout consciente de la vie que mènent de très nombreuses personnes. Bien sûr, comme tout le monde, j’en avais entendu parler. Mais on ne sait pas réellement comment subsistent les populations qui ne disposent pas des éléments de première nécessité comme de la nourriture, des vêtements et un toit. Ce voyage m’a vraiment touchée. Surtout le fait de voir des enfants vivant dans la rue ou dans des décharges. À ce moment, j’ai réalisé que je devais faire quelque chose pour les aider. C’est pourquoi quelques années plus tard, conscient de ce que je voulais accomplir, j’ai décidé de fonder JustWorld. J’ai voulu impliquer les cavaliers en leur donnant la possibilité de prendre part à des actions humanitaires. Le monde équestre est parmi les plus influents et ses membres, étroitement liés les uns aux autres, sont souvent à l’origine de grandes décisions. De nombreux cavaliers ne sont pas en mesure de participer à des actions caritatives car ils consacrent beaucoup d’énergie et de temps à la compétition. Mais en les impliquant lorsqu’ils sont encore jeunes, ils deviennent des adultes responsables et peuvent aider à changer le monde.

 

Comment les impliquer?

Tous les ambassadeurs ont fait le premier pas en venant vers nous. J’ai toujours dit que notre philosophie est de sensibiliser et si possible d’intéresser, d’inspirer et de motiver les cavaliers, mais ce sont eux qui doivent se demander: «Comment est-ce que je peux aider?» Nous n’avons jamais approché un cavalier pour en faire un ambassadeur s’il n’a pas fait part de son intérêt pour notre cause. Dans la mesure où j’ai été cavalière de saut d’obstacles toute ma vie, la plupart des plus grands cavaliers ne me diraient pas non.

Mais seraient-ils pour autant intéressés et impliqués? Les cavaliers peuvent se porter volontaires pour devenir porte-parole de l’association, porter ses couleurs s’ils n’ont pas de sponsor, ou simplement un logo. Ils peuvent donner de leur temps pour aider à collecter des fonds et sensibiliser à notre cause, et ils peuvent évidemment apporter un soutien financier. Ils décident de combien ils donnent: par exemple un pourcentage des prix gagnés chaque année, mais ont également leur mot à dire sur l’utilisation des fonds versés. Ce sont eux qui imaginent les termes du contrat que nous renouvelons tous les ans.

 

Et avec l’argent qu’ils récoltent, vous cherchez à endiguer la pauvreté?

Les enfants que nous aidons sont les premiers acteurs en mesure de rompre le cycle de la pauvreté. Lorsque je suis retournée au Honduras, j’ai vu des familles vivant dans une décharge sur trois générations de la grand-mère aux petits-enfants. La première année une grand-mère nous a dit:

«Je ne peux rien offrir d’autre à mes enfants et petits-enfants mais je ne veux pas qu’ils aient la même vie que moi.» C’est à ce cercle vicieux que nous voulons mettre fin.

 

Vous travaillez avec des associations locales. Comment les choisissez-vous?

Notre premier critère est qu’elles n’aient pas d’affiliation religieuse ou politique. Nous recherchons des associations suffisamment petites pour que notre partenariat leur soit utile, mais également bien implantées avec des résultats visibles et une place dominante. Nous ne voulons pas envoyer des étrangers en mission dans un pays car cela ne fonctionne pas. C’est pour cette raison qu’il est si important de travailler avec les associations locales. Au Cambodge, par exemple, c’est ainsi que le programme de distribution de riz a commencé.

Les parents étaient réticents à envoyer leurs enfants à l’école dans la mesure où cela engendrait une perte de revenus alors qu’ils avaient déjà du mal à nourrir leur famille … Ce cercle vicieux limite l’accès à l’éducation, génération après génération.

Oui. C’est ce qui a donné l’idée au directeur du projet, Phymean Noun,  de dire: « Et si on offrait un sac de cinq kilos de riz en compensation à la fin du mois à condition que l’enfant soit assidu?» Et ça a marché ! Je vois concrètement ce que nous apportons. Ces enfants seraient encore dans une décharge ou dans la rue si nous n’agissions pas.  À l’heure qu’il est, la première génération est éduquée et certains jeunes vont même à l’université.

 

Vos ambassadeurs peuvent-ils se rendre sur le lieu du programme qu’ils soutiennent?

Nous invitons nos ambassadeurs et nos soutiens à venir nous rejoindre sur le site car c’est important pour eux de voir où va l’argent récolté et comment il est utilisé. C’est également gratifiant pour eux de se dire qu’ils apportent leur pierre à l’édifice.

 

Avez-vous de nouveaux projets en perspective?

Bien sûr, nous aimerions développer davantage de projets. Le modèle qui fonctionne vraiment et que j’aimerais voir évoluer c’est celui du Guatemala  où il y a de nombreux cavaliers mais aussi une pauvreté extrême.

J’ai ren­contré Juan Andres Rodriguez un cavalier olympique à Hong Kong en 2008. Il était intéressé par JustWorld. Quelques semaines après notre rencontre, il m’a appelée : «Nous aimerions ajouter une composante caritative aux concours internationaux que nous organisons ici au Guatemala. Est-ce qu’il serait envisageable de monter un projet au Guatemala avec les fonds récoltés ici?» J’ai répondu: «Mais bien sûr!» Nous avons recherché des associations locales qui pourraient devenir nos partenaires, avons rendu visite à quelques-unes d’entre elles et avons découvert «Los Patojos». Nous avons rencontré son fondateur et directeur. Juan Pablo  et avons été très inspirés. C’est ainsi que tout a commencé : les cavaliers d’un événement équestre récoltant des fonds pour un projet local. Ce que j’apprécie particulièrement au Guatemala c’est qu’un jour, l’un de nos ambassadeurs guatémaltèques pourra suivre lui-même le projet. Il ne s’agira donc pas simplement d’aide internationale mais bien d’un soutien local. C’est ce que je voudrais développer dans les nouveaux projets.

 

Comment imaginez-vous l’avenir?

JustWorld est en pleine expansion et passe du statut de petite association à celui de grande association. C’est la chenille qui devient papillon. Lorsque je vois de jeunes enfants participer à nos projets avec leurs parents bien évidemment et que je les vois réellement évoluer cela me fait vraiment plaisir car cela signifie que cette génération devient socialement responsable. Et le plus beau est que si nous amenons la nouvelle génération de personnes influentes à être aussi engagée que Longines et d’autres partenaires nous serons vraiment en mesure de rendre le monde meilleur .. Je pense que de nombreuses personnes ne réalisent pas qu’on est plus heureux quand on agit pour le bien des autres et que cette connaissance doit prendre racine dans la société.

Propos recueilli par Fanny Hubart-Salmon

JustWorld au Cambodge

JustWorld au Guatemala

JustWorld à Honduras

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